Expert-comptable pour chauffeur VTC

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Réponse rapide

Un chauffeur VTC peut exercer en micro-entreprise ou en société (SASU ou EURL le plus souvent). Le choix dépend du volume d'activité, des charges réelles supportées (notamment le véhicule) et de la stratégie fiscale. La TVA est applicable dès le dépassement du seuil de franchise, ce qui impacte la relation avec les plateformes. La déduction du véhicule — achat, leasing ou LLD — est un enjeu central de l'optimisation des charges.

Micro-entreprise ou société : le choix structurant

La micro-entreprise est le point d'entrée le plus simple pour un chauffeur VTC débutant : pas de comptabilité complexe, cotisations sociales proportionnelles au chiffre d'affaires, démarrage immédiat. Mais l'abattement forfaitaire micro ne reflète pas forcément la réalité des charges d'un VTC : carburant, entretien, assurance, loyer de véhicule, frais de plateforme représentent souvent une part de charges réelles supérieure à l'abattement.

À partir d'un certain niveau d'activité, la création d'une SASU ou d'une EURL permet de déduire les charges réelles, de récupérer la TVA sur les achats professionnels (notamment le véhicule), d'amortir le véhicule et de piloter la rémunération. Nous réalisons une simulation comparative pour déterminer le seuil à partir duquel la société devient plus avantageuse.

TVA et plateformes de mise en relation

Les prestations de transport de personnes réalisées par un VTC sont soumises à la TVA au taux de 10 %. En dessous du seuil de franchise en base de TVA, le chauffeur n'est pas redevable et ne la facture pas. Au-dessus, il doit s'immatriculer à la TVA et facturer 10 % sur ses courses. Les plateformes comme Uber ou Bolt communiquent des attestations de revenus annuels mais ne gèrent pas la TVA à la place du chauffeur : c'est lui qui en reste responsable.

La récupération de la TVA sur le véhicule professionnel dépend de sa nature : un véhicule de type berline à usage mixte est en principe exclu du droit à déduction, tandis qu'un véhicule relevant d'une catégorie ouvrant droit à déduction (camionnette, minibus) y donne accès. Nous déterminons le traitement applicable selon la nature du véhicule utilisé.

  • Taux de TVA applicable aux courses VTC : 10 %
  • Franchise TVA : possible en dessous du seuil, mais bloque la récupération de TVA sur les achats
  • Véhicule berline : TVA en principe non récupérable ; cas particuliers à examiner

Déduction du véhicule : achat, leasing et LLD

Pour un chauffeur VTC exerçant en société, le véhicule peut être acquis en nom propre par la société (avec amortissement) ou pris en location (leasing ou LLD). Le leasing finance le véhicule sans immobiliser de capital : les loyers sont déductibles en charges, mais les règles de TVA et d'amortissement différent selon le type de contrat. La LLD (location longue durée) simplifie la gestion mais peut revenir plus cher sur longue période.

En micro-entreprise, le chauffeur ne peut pas déduire les charges réelles : il bénéficie uniquement de l'abattement forfaitaire, qui inclut de façon indivise le carburant, l'entretien et la dépréciation du véhicule. Si le véhicule est neuf et de valeur élevée, cette absence de déduction est souvent défavorable. Nous comparons le coût total de possession selon les scénarios.

Questions fréquentes

Vaut-il mieux être VTC en micro-entreprise ou en SASU ?

Cela dépend du niveau de charges réelles. Si les charges (véhicule, carburant, assurance, plateforme) dépassent l'abattement forfaitaire micro, la société au régime réel est généralement plus avantageuse. Il faut aussi tenir compte du statut social souhaité (TNS en EURL, assimilé salarié en SASU) et de la TVA.

Un chauffeur VTC doit-il facturer la TVA ?

Oui, s'il dépasse le seuil de franchise en base de TVA. Les courses VTC sont taxées au taux de 10 %. En micro-entreprise sous le seuil, le chauffeur ne facture pas de TVA mais ne peut pas non plus la récupérer sur ses achats professionnels.

Peut-on déduire la TVA sur le véhicule d'un VTC ?

En principe non pour une berline de tourisme, dont la TVA est exclue du droit à déduction. Pour certains véhicules non assimilés à des voitures particulières (minibus, certains véhicules de transport de personnes), la déduction peut être possible. La nature du véhicule est déterminante.

Comment déclarer les revenus des plateformes VTC ?

Les plateformes comme Uber ou Bolt transmettent annuellement au fisc et au chauffeur un récapitulatif des revenus perçus. En micro-entreprise, ces revenus s'ajoutent au chiffre d'affaires déclaré. En société, ils constituent le chiffre d'affaires de la société. Dans tous les cas, les frais de commission de plateforme sont déductibles (en charges réelles ou intégrés dans l'abattement micro).

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