Mes triathlons — dix ans de trois disciplines
Le triathlon est entré dans ma vie en 2014, deux ans après avoir arrêté le tennis pour préparer mon premier marathon. Ajouter la natation et le vélo à la course à pied, c'est une autre dimension — trois disciplines à gérer, trois transitions, trois sources de fatigue différentes.
Une dizaine de triathlons dont 3 en particulier.
2014 — le premier M
Premier triathlon distance M en 2014. La natation en eau libre, le vélo en peloton, la course à pied les jambes lourdes — tout était nouveau. Le triathlon M, c'est une journée entière d'effort : la préparation, l'enchaînement des transitions, la gestion de l'énergie sur trois disciplines.
Le finir, c'est déjà une victoire.
Juin 2017 — le Triathlon L de Deauville, le plus dur
Le Triathlon L de Deauville en juin 2017, c'est la course dont je me souviens le plus. Distance longue : natation en mer, vélo dans le pays d'Auge, course à pied sur le front de mer.
Deauville, c'est aussi un terrain que je connais professionnellement — le cabinet y est implanté. Courir une épreuve longue dans une ville où on travaille, c'est une expérience particulière.
Le L, c'est notablement plus exigeant que le M : 1 800 m de natation en deux boucles de 900 m, 85 km de vélo, 20 km de course à pied. En juin, la chaleur peut s'ajouter. Ce fut le cas. La course a été dure — la plus dure de ma carrière de triathlète amateur.
Franchir la ligne d'arrivée ce jour-là avait un goût différent.
Mai 2024 — Lacanau, le retour
Dix ans après le premier, retour au triathlon M à Lacanau en mai 2024. Trois mois sans entraînement, une injection d'acide hyaluronique dans le genou un mois avant — et pourtant, ligne d'arrivée franchie.
Lacanau est un cadre magnifique : natation dans l'Atlantique, vélo dans les Landes, course en forêt. Un triathlon M dans un décor exceptionnel.
Le genou a tenu. C'était miraculeux. Et suffisant pour en redemander.
Ce que le triathlon apprend
Le triathlon force à être polyvalent. On ne peut pas tout sacrifier à une discipline — il faut entretenir les trois. La natation pour les épaules et le cardio, le vélo pour les jambes sans les abîmer, la course pour l'endurance.
Avec trois sports dont deux sont portés (natation, vélo), c'est aussi une excellente façon de rester complet physiquement — sans se blesser sur une seule discipline pratiquée en excès.
Et puis il y a la communauté des triathlètes. Un monde de passionnés, organisés, qui se retrouvent tôt le matin sur les bords de lac ou d'océan. Un monde à part.




