Expert-comptable pour masseur-kinésithérapeute libéral

Une expertise comptable adaptée à votre métier

Réponse rapide

Le masseur-kinésithérapeute libéral relève des bénéfices non commerciaux et dépose chaque année une déclaration n° 2035. Il est affilié à la CARPIMKO pour sa retraite et sa prévoyance. L'exercice en cabinet de groupe ou via une SCM est très répandu pour partager les charges de location et de matériel. La gestion des remplacements et des collaborations libérales nécessite une attention particulière sur le plan comptable et social.

BNC et déclaration 2035 : le cadre fiscal du kinésithérapeute

Le kinésithérapeute conventionné déclare ses honoraires en BNC au régime de la déclaration contrôlée. La déclaration n° 2035 retrace les recettes encaissées (honoraires AMO, dépassements éventuels en secteur 2) et les charges déductibles : loyer du cabinet, matériel de rééducation, fournitures, frais de déplacements professionnels, cotisations CARPIMKO, assurance professionnelle. La tenue d'un livre des recettes est obligatoire.

Le recours à un expert-comptable conventionné ou à une association de gestion agréée (AGA) permet d'éviter la majoration de 10 % du bénéfice imposable. Nous préparons votre 2035, optimisons vos frais professionnels et vous accompagnons lors des échéances sociales (appels CARPIMKO, URSSAF).

  • Livre des recettes tenu chronologiquement par patient
  • Frais de déplacements : indemnités kilométriques au barème ou frais réels
  • Cotisations CARPIMKO déductibles du bénéfice BNC
  • AGA ou expert-comptable conventionné : absence de majoration de 10 %

Cabinet de groupe et SCM : mutualiser sans perdre l'indépendance

L'exercice en cabinet de groupe est la norme chez les kinésithérapeutes : plusieurs praticiens partagent un même local, des équipements (électrothérapie, balnéothérapie, matériel de rééducation) et parfois un secrétariat commun. La structure juridique adaptée est la société civile de moyens (SCM), qui refacture les charges communes à chaque associé au coût réel sans dégager de bénéfice propre.

La transparence fiscale de la SCM préserve l'indépendance de chaque kinésithérapeute : chacun conserve sa patientèle, sa comptabilité BNC propre et son rapport direct avec la CPAM. Nous gérons la comptabilité de la SCM et celle de chaque associé, en veillant à la cohérence des clés de répartition (souvent proportionnelles aux jours de présence ou aux honoraires).

Remplacements et collaborations libérales

Le remplacement et la collaboration libérale sont fréquents en kinésithérapie, notamment en début d'exercice. Le remplaçant perçoit une rétrocession d'honoraires versée par le titulaire : cette rétrocession est déductible chez le titulaire et constitue une recette BNC chez le remplaçant. Les deux parties doivent tenir leurs comptabilités séparément et déclarer leurs revenus propres.

La collaboration libérale, régie par contrat écrit, est différente : le collaborateur exerce auprès du titulaire, développe sa propre clientèle et verse une redevance de collaboration. Ce contrat doit être déclaré à l'Ordre et à la CPAM. Nous rédigeons les clauses financières et assurons le traitement comptable de ces flux pour les deux parties.

Questions fréquentes

Un kinésithérapeute peut-il opter pour le micro-BNC ?

Oui, si ses recettes annuelles restent sous le seuil du micro-BNC. Ce régime simplifié applique un abattement forfaitaire sur les recettes sans déduction des charges réelles. En pratique, les charges réelles d'un cabinet de kinésithérapie (loyer via SCM, matériel, cotisations CARPIMKO) dépassent souvent l'abattement forfaitaire, ce qui rend la déclaration contrôlée plus avantageuse.

Comment sont traitées les cotisations CARPIMKO dans la comptabilité ?

Les cotisations versées à la CARPIMKO (retraite de base, retraite complémentaire, prévoyance) sont intégralement déductibles du bénéfice BNC dans la déclaration 2035. Elles figurent sur une ligne distincte des charges professionnelles. Il est important de les enregistrer au fur et à mesure des versements effectifs.

Quelle est la différence entre remplacement et collaboration libérale en kinésithérapie ?

Le remplaçant agit au nom et pour le compte du titulaire, qui lui verse une rétrocession d'honoraires. Le collaborateur libéral exerce en son nom propre, développe sa clientèle personnelle et verse une redevance au titulaire. Les deux statuts impliquent des obligations comptables et déclaratives distinctes pour chacune des parties.

Une SCM de kinésithérapeutes peut-elle employer du personnel ?

Oui. La SCM peut employer du personnel commun (secrétaire, aide de cabinet) dont les charges sont ensuite refacturées aux associés selon la clé de répartition prévue par les statuts. La SCM établit alors des bulletins de paie et remplit ses obligations sociales propres, indépendamment des comptabilités individuelles des kinésithérapeutes.

Nos services associés

Cabinet Bohdanowicz — compta.net

Un expert-comptable qui connaît votre métier. Première consultation gratuite.

Masseur-kinésithérapeute près de chez vous

Autres métiers que nous accompagnons